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La quatrième de couverture de ce premier texte pourra sembler un peu ardue : c’est que je ne pouvais y mettre qu’un nombre limité de lignes, il me fallait être très synthétique. Mais il a été écrit pour qu’il soit à peu près compréhensible d’abord pour une personne qui serait à l’âge de l’adolescence, et qui s’interrogerait sur sa propre anorexie ou boulimie. Il peut néanmoins intéresser aussi quiconque se poserait des questions sur des clichés de notre civilisation, par exemple sur la pornographie, les relations entre femmes et hommes, nos « valeurs », le viol, etc. Enfin, j’y donne également un aperçu de ce qui me semble être l’esprit de bien des philosophies orientales puisque ce sont elles qui me servent de grille d’interprétation dans le cas présent.

Sa progression est sûrement étrange, car je fais un long crochet avant d’aborder l’anorexie elle-même. Mais ce crochet s’imposait et je pense qu’il peut progressivement apparaître justifié. Pour finir, un détail qui m’a fait sourire et qui a priori caractérise la tonalité de ce texte : sur leurs 747 collections, les éditions de L’harmattan ont publié ce livre dans la catégorie « Hors collection », qui est à proprement parler hors collection puisqu’elle ne figure pas dans le catalogue de leur site.

Avoir déjà ressenti un malaise face aux valeurs occidentales, se contenter de chercher à comprendre ce texte, et accepter de se laisser porter et surprendre sont, je crois, les seuls bagages requis pour le lire. En voici la quatrième de couverture :


« L’anorexie mentale peut se comprendre comme un phénomène de société, l’expression d’un mal-être et une démarche « existentielle ». Cet essai iconoclaste, qui s’appuie sur des textes écrits par des anorexiques et sur des échanges avec de nombreuses anorexiques, tente de mettre en évidence la spécificité occidentale de l’anorexie. Car si spécificité occidentale il y a, il faut la chercher dans ce qui fait la spécificité même de l’Occident. Il s’agit dès lors de quitter les sentiers battus et de voir comment les hommes, pendant des millénaires, ont cherché à transfigurer leur vie, avant d’interroger des représentations propres à l’identité occidentale depuis le « génie grec », notamment sur le corps, le féminin, la « sexualité » et le vide. Car l’anorexie est peut-être une œuvre occidentale faisant écho à un désir archaïque de liberté et de « sentiment océanique ». Mais si elle se termine paradoxalement dans la souffrance, c’est peut-être parce qu’elle procède de façon occidentale, c’est-à-dire dualiste et idéaliste, en opposant l’esprit au corps ».


« Né en 1973, Gil Chabrier est titulaire d’un Master de philosophie pratique. Il a travaillé comme coursier, pion, stagiaire sur des tournages de publicités et surtout comme agent hospitalier dans de nombreux services hospitaliers, notamment en pédopsychiatrie. Il effectue durant ces années une analyse. Il est depuis 2003 magasinier à la BnF ».



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Mentions légales

Gil Chabrier,

L’anorexie mentale, une oeuvre occidentale,

Paris, L’harmattan, « Hors collection », 2011

EAN : 9782296552340

ISBN : 978-2-296-55234-0

Prix : 24€50 environ