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Aucun des éléments de cette page (Erosofia©, images, logo, photographies et textes) n’est libre de droit. Merci de ne pas les reproduire et de ne pas les utiliser sans mon accord 


Mentions légales

Cela s’avérera peut-être une erreur mais pour l’instant, je ne tiens pas à m’inscrire à Facebook ou à Twitter, ainsi qu’à permettre de laisser des commentaires, pour une raison bien simple : je suis la seule personne à m’occuper d’Erosofia. Non seulement concevoir un site mais surtout écrire me prend énormément de temps : aussi, je ne me vois pas, à chaque fois que je fais une modification ici, la signaler également sur Facebook et sur Twitter. Et donner la possibilité d’écrire des commentaires impose au responsable d’un site de surveiller régulièrement les messages laissés par les internautes, ce qui peut s’avérer extraordinairement chronophage. Alors, dans un souci de simplification, d’organisation et d’optimisation, je trouve logique de tout condenser sur une seule adresse web à partir de laquelle il sera possible de me contacter. Vous ne pouvez donc pas « Partager », « Réagir » ou « Voter ». Cela limite-t-il vraiment l’interactivité du site ?

Dans l’immédiat, si vous voulez faire découvrir ce site à des proches, faites un copier-coller de l’adresse web et envoyez-leur un mail : c’est rapide. Et si vous souhaitez entrer en contact avec moi, le plus commode (et le plus réellement interactif) est de m’écrire. Vos mails seront le plus souvent (je vais y revenir) les bienvenus et j’y répondrai. Ou si c’est pour faire une remarque qui n’attend pas vraiment de retour, peut-être que je posterai un nouvel article en guise de réponse, ce qui sera plus ou moins une occasion de faire part de vos points de vue.

Si ce site vous intéresse, tant mieux, revenez-y. Mais s’il ne vous intéresse pas ou s’il vous agace, ce que j’accepte volontiers, merci de passer votre chemin. Car chercher à briller par son esprit « critique », « débattre », « polémiquer » ne m’intéressent pas, c’est même une perte de temps puisque le résultat est toujours de camper encore plus chacun sur ses positions. « Chaque fois qu’on me fait une objection, j’ai envie de dire : “D’accord, d’accord, passons à autre chose.” Les objections n’ont jamais rien apporté. C’est pareil quand on me pose une question générale. Le but, ce n’est pas de répondre à des questions, c’est de sortir, c’est d’en sortir »1. De plus, le « plaisir » pour la controverse a quelque chose d’insidieux : concrètement, elle revient à chercher par tous les moyens à ne pas à en sortir justement et à se complaire sur un plan strictement horizontal. J’approuve complètement le tibétologue Jacques Bacot, quand il évoque « notre critique corrosive et stérile où s’énerve et se débat, avant d’y sombrer, la pensée malade »4. Dans la continuité, je ne répondrai pas aux attaques gratuites, tellement faciles à l’ère du web. Si des remarques négatives doivent me parvenir, je ne les prendrai en compte que si elles me semblent pertinentes.

Après ces quelques préventions apparemment rebutantes, je m’adresse désormais à celles et ceux qui auront peut-être envie de m’écrire, mais qui hésiteront.

Quand j’étais en terminale, j’avais un soir regardé une émission de Bernard Pivot. Il présentait ce jour-là le dernier ouvrage d’un écrivain dont la simple voix m’a tout de suite interpellé. En l’écoutant, je me suis vite rendu compte que toute l’œuvre de cet auteur tournait autour de la quête de soi, du mal de vivre, du désir lancinant d’autre chose. Devinant le choc, ma mère m’avait offert quelques jours plus tard le livre dont il avait été question. « Mais tu le liras quand tu auras passé ton bac ».

Le temps venu, quand j’ai pu le faire, j’ai été confondu par la joie. La vision des choses, les thèmes abordés, le style de l’auteur : je m‘y retrouvais complètement. Je ne me sentais plus seul. Impressions confortées par la découverte enthousiaste des autres textes de cet écrivain.

Quelques années plus tard, j’apprenais complètement par hasard qu’il allait donner une séance de dédicaces dans une librairie parisienne. C’était inespéré. C’est en étant fébrile que je l’ai abordé, que je lui ai parlé, qu’il ma dédicacé l’un de ses livres. Ramassant mon audace, je lui avais même demandé son adresse. Car je voulais lui écrire, ce que j’ai fait. Je lui avais envoyé trois, quatre lettres.

Peut-être que celles-ci étaient maladroites. Peut-être que je me suis mépris sur l’authenticité de cet écrivain dont je continue, peut-être à tort, d’admirer des pages. Mais il n’a jamais répondu. Ce genre de déception cuisante remet pas mal de choses en question : on a alors l’impression que la Terre entière est réellement une maison de fous.

Je ne pense pas me sentir sur un piédestal, celui des « écrivains », d’autant plus que toutes les galères rencontrées depuis 2003 ont bien émoussé mon ego, ce qui d’ailleurs est une excellente chose. Mais quand on informe son entourage que l’on vient d’être publié, des personnes vous traitent comme avant et vous sentez que vous pourrez continuer de compter sur elles. D’autres se mettent vaguement à vous idéaliser, je m’en méfie un peu, elles s’apercevront tôt ou tard que je ne suis pas à la hauteur de ce qu’elles projettent sur moi. À l’inverse, d’autres encore deviennent subitement désagréables et vous sentez qu’elles ne louperont pas l’occasion de vous faire une crasse. Pourtant, être publié ne m’a pas changé à ce point. Bien sûr que je suis soulagé. Mais depuis que mon texte est en vente, je ne suis pas pour autant sur un petit nuage. Par exemple, ce qui apparaît maintenant, c’est de se demander quelles seront les premières réactions. De se dire que pour en écrire un autre, j’ai de longues années de travail acharné qui se profilent. La publication n’a pas transformé ma vie, tout n’est donc pas réglé, c’est au mieux une très bonne étape de franchie mais je n’ai pas l’impression qu’elle me soit montée à la tête.

Ce que j’attends des publications de mon livre et d’Erosofia, c’est qu’ils interpellent au moins quelques personnes. Échanger, peut-être travailler un jour ensemble autour de thèmes qui tiennent à cœur, fût-ce de façon éphémère, ce seront toujours des moments de bonheur de gagnés. En tout cas, je tiens à mettre les plus introverti(e)s à l’aise : je ne veux pas me comporter comme l’écrivain dont j’ai parlé plus haut, ce serait malvenu de ma part.

Voici le lien pour me joindre :

contact@erosofia.commailto:contact@erosofia.comshapeimage_8_link_0

Avec un petit compagnon de route,

monastère de Panaghia Chozoviotissa, Amorgos,

samedi 23 octobre 2010

________________________

1. Gilles Deleuze et Claire Parnet, Dialogues, Paris, Flammarion, « Champs-Essais », 2008, p. 7.

2. Jacques Bacot, Le Tibet révolté. Vers Népémakö, la Terre promise des Tibétains, 1909-1910, Paris, Phébus, 1997, p. 286.